C’est en 608 que Théodebert II prit pour femme Bilichilde, esclave que Brunehaut avait achetée à des marchands. Frédégaire affirme que « comme Bilichilde était aimable et chérie de tous les Austrasiens, qu’elle dédommageait du pauvre esprit de Théodebert, elle ne se croyait en rien inférieure à Brunehaut, et souvent elle l’insultait par ses messagers, pendant que de son côté cette reine lui reprochait d’avoir été sa servante »
Après qu’elles se furent réciproquement irritées, on convint d’une entrevue sur la frontière du Sundgau entre ces deux reines pour réunir et rétablir la paix entre Thierry II et Théodebert II, mais Bilichilde, par le conseil des Austrasiens, refusa d’y venir. Ainsi, Bilichilde déplut à la reine-mère à cause de l’empire qu’elle sut prendre sur son époux et de l’affection qu’elle inspira aux leudes.
Certains auteurs accusent Brunehaut d’avoir exacerbé la guerre que se vouaient les deux fils du défunt Childebert II. L’épouse de Théodebert semble ne pas être étrangère au durcissement du conflit opposant les deux héritiers. Frédégaire prétend enfin que l’imbécilité du jeune roi et la brutalité de son caractère le portèrent à un acte de violence inouïe, puisqu’il tua en 610 de sa propre main cette femme qu’il avait aimée, et qui lui avait donné trois enfants : Clotaire (né en 608) et Mérovée (né en 609), tous deux morts en 612 en même temps que leur père Théodebert ; un fils ou une fille, né(e) en 610.
Théodebert prit alors pour épouse une jeune fille nommée Théodechilde ou Theudichilde, à propos de laquelle on ne sait rien.
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